Limites

Loin de la perfection

Veja n’est pas un projet parfait.

Il est critiquable sur de nombreux points.

Il comporte beaucoup de limites.

Le commerce équitable n’est pas irréprochable, la volonté écologique non plus. Il existe des impasses, des contradictions et des changements à entreprendre.Veja est un test, un projet en devenir.

Un projet qui tente de repousser constamment ses propres contradictions.

En voici donc les limites.

Transparence: être exigeant

Les lacets ne sont pas en coton biologique, faute de volume.

Veja ne fabrique qu’une faible quantité de baskets, et donc n’utilise pas “assez” de lacets. La mousse pour maintenir la cheville est un produit synthétique à base de pétrole.

La semelle extérieure des baskets Veja contient entre 30 et 40% de caoutchouc sauvage. La semelle intérieure en contient 5%. Pour donner toutes ses propriétés techniques à une semelle (souplesse, résistance, confort), il faut encore utiliser différents composants dont du caoutchouc synthétique. Les œillets ne contiennent pas de nickel mais sont en métal, dont l’origine n’est pas contrôlée.

Le recyclage des baskets n’a pas été mis en place. Le transport pour livrer les clients asiatiques et américains s’effectue en avion.

Veja fait fabriquer ses baskets et accessoires au Brésil, là où sont cultivés le coton et le caoutchouc, à plus de 8 000 km de ses clients. Les baskets sont un objet de sur-consommation.

Veja ne cesse d’améliorer la qualité de ses produits et d’augmenter leur durée de vie.

Coton & Dépendance: l’attaque de chenilles

La production de Veja est limitée en fonction des récoltes de coton bio.

Pour palier ce manque, Veja avait initié en 2006 un nouveau projet avec une coopérative de petits producteurs de l’état du Parana, région très fertile au centre du Brésil.

Après des attaques de chenilles, les producteurs ont unanimement décidé de pulvériser des pesticides pour protéger leur récolte. Ce projet est un exemple d’échec de la démarche biologique. Veja ne pouvait prendre la responsabilité de demander aux producteurs de perdre toute leur récolte. Engagés par contrat à acheter leur récolte, Veja utilise ces 12 tonnes de coton équitable et biologique (à hauteur de 30% de la récolte) pour constituer le doublage intérieur des baskets et les sacs de protection des accessoires Projet Numéro Deux.

Ce projet au Parana avait permis, avec une nouvelle association de producteurs dans le Nordeste, de se prémunir contre les aléas de l’agriculture.

Veja essaie de diversifier son approvisionnement en coton biologique en même temps que les producteurs cherchent d’autres débouchés pour leurs cultures destinées à être vendues (coton et sésame essentiellement).

Pour l’instant, Veja achète 60% de la production de coton biologique d’ADEC. Une trop forte dépendance est dangereuse pour les producteurs comme pour Veja.

Teintures & Cuir: des teintures conventionnelles

Les pigments utilisés pour teinter le cuir, le caoutchouc et le coton, ne sont pas encore des produits naturels.

Pour obtenir une couleur stable, sans déteinte, Veja utilise des teintures conventionnelles, autorisées par l’Ecolabel.

Utiliser des teintures végétales et non polluantes est l’un des chantiers en cours de Veja.

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