Caoutchouc

Les saigneurs de la forêt

L’Amazonie est le seul endroit au monde où les hévéas (arbres à caoutchouc) poussent à l’état sauvage.

Dans la réserve extrativiste Chico Mendes, dans l’état de l’Acre en Amazonie, Veja travaille avec l’association Amopreab. Ses membres sont tous des « seringueiros », habitants de la forêt qui récoltent le caoutchouc utilisé dans les semelles des Veja. Depuis peu, nous travaillons également avec deux associations supplémentaires dans l’état de l’Acre : « Parque da Cigana » & « Seringal Curralinho ». Aujourd’hui 60 familles membres sont impliquées dans notre projet.

Le procédé FDL, « Folha Desfumada Liquida » (Feuille fumée liquide) a été développé à l’Université de Brasilia par le Professeur Floriano Pastore.

Il permet aux producteurs de transformer le latex en feuilles de caoutchouc, sans étape industrielle intermédiaire. Ces feuilles sont directement expédiées à l’usine pour façonner les semelles.

Cette technologie permet aux seringueiros de vendre un produit semi-fini, et ainsi de percevoir une meilleure rémunération.

Veja travaille depuis 2007 avec la militante écologiste et co-fondatrice du parti vert brésilien Bia Saldanha. Au quotidien, elle accompagne les seringueiros et coordonne les différents acteurs de la filière caoutchouc.

Depuis 2005, VEJA a acheté plus de 100 tonnes de caoutchouc sauvage au Brésil. L’Amazonie est le seul endroit au monde où poussent à l’état sauvage les hévéas, les arbres à caoutchouc. C’est dans l’état de l’Acre que les Seringueiros, les saigneurs d’hévéas, récoltent le caoutchouc utilisé pour les semelles. Les seringueiros vivent dans la forêt et de la forêt. Tous les matins, ils parcourent les étendues de forêt dont ils possèdent le droit d’exploitation et saignent les arbres à caoutchouc selon un parcours que seuls eux connaissent. Leur méthode de saignée et le parcours permettent aux arbres de se régénérer. Chaque seringueiro récolte en moyenne 1 litre de caoutchouc par jour. Après la récolte, ils utilisent un procédé développé par l’université de Brasilia, cette technologie leur permet de transformer le latex sauvage en feuille de caoutchouc, sans intermédiaire industriel. Grâce à cette technique, le caoutchouc est plus pur, ne s’oxyde pas, et garde toute son élasticité. Ce procédé permet surtout aux seringueiros de fabriquer un produit semi-fini à la valeur économique beaucoup plus élevé que le caoutchouc classique. Ils obtiennent donc un revenu plus décent de l’exploitation de la forêt. En valorisant économiquement la forêt, il la protège. Pour un kilo de caoutchouc récolté, 1,2 ha de forêt est protégé. Aujourd’hui, plus de 200 familles travaillent avec VEJA dans 3 réserves de l’Amazonie. #veja #vejaprojet

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Amazonie: gestion durable vs profits court-terme

Depuis les années 60, l’utilisation massive du caoutchouc synthétique, dérivé de l’industrie pétrolière, a fait chuter les cours du caoutchouc naturel.

Les habitants de la forêt amazonienne se sont donc investis dans des activités plus rentables comme l’élevage bovin et la vente de bois. Les arbres sont pour cela abattus et les terres, originellement protégées par la végétation, se désertifient.

La survie de la forêt amazonienne passe par l’exploitation durable de ses ressources. Le lait extrait des hévéas (latex) en fait partie.

Le prix juste, payé pour le caoutchouc, améliore les revenus des seringueiros et agit comme un frein à la déforestation.

En 2012 Veja achète le caoutchouc sauvage brésilien (FDL) à 2.33 EUR/kg.

En comparaison, le caoutchouc synthétique se négocie en fonction du cours du pétrole et variait en 2010 entre 1 EUR/Kg et 1,2 EUR/Kg Selon l’indice GEB-1, le caoutchouc naturel planté de São Paulo variait en 2010 entre 1,60 et 1,90 EUR/kg.

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